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mardi 23 juin 2015

Conférence donnée par une membre de JEAAP dans la salle de la Cathédrale St Jean-Baptiste

Dans le cadre des « Journées Nationales d’Archéologie » en France, ainsi que des  «Conférences de la Bibliothèque » de la Cathédrale Saint-Jean-Baptiste, Mlle Arevik PARSAMYAN, doctorante en cotutelle à l'Université de Rouen et l'Université d'Aix-Marseille, membre de  JEAAP, a présenté le vendredi 19 juin 2015 une conférence à propos de l’histoire et de l’archéologie de l’Arménie ancienne, et plus particulièrement les temples antiques en Arménie et leurs destins après la christianisation du pays.
Les recherches historiographiques et archéologiques d’Arevik PARSMAYAN nous montraient deux phases de destructions des temples par les chrétiens. D’abord, il s’agit de désacralisations des espaces sacrés par les apôtres, notamment par Barthélemy au Ier siècle, puis par saint Grégoire et le roi Tiridate au début du IVe siècle. Cependant les temples antiques arméniens n’ont pas tous été détruits, comme il indiqué dans plusieurs ouvrages, ni tous fermés: trois cas se présentent :

 Il y a des exemples de destruction totale, comme indiqué dans les sources historiques et confirmé par des fouilles archéologiques, et parfois l’église a été construite à l’emplacement de l’ancien temple totalement détruite. Certains temples antiques sont fermés et conservés, parfois avec une clôture définitive comme c’est le cas du complexe des sanctuaires d’Hoghmik. Le lieu est abandonné et le sanctuaire reste détruit pendant des siècles. Parfois le temple est désacralisé, c’est-à-dire que la statue et l’autel ont été détruits, mais l’édifice est conservé et réutilisé comme bâtiment civil.  Finalement, nous avons des exemples à confirmer de réutilisation des fondations du temple pour la construction d’une église (église Saints-Pierre-et-Paul à Zovuni). Ces hypothèses parfois controversées, comme dans le cas de transformation de temple en église, fournissent des éléments, des pistes pour élaborer des hypothèses dont la validation nécessitera de conduire des études archéologiques supplémentaires.

 La conférence a eu lieu à Paris dans la salle Nouran Fringhian de la Cathédrale Saint-Jean-Baptiste de l’Église apostolique arménienne.
Lors de cette conférence le monseigneur Vahan HOVAHANISSIAN, le primat du Diocèse de France de l'Église apostolique arménienne, le révérend père Jirayr TASHJIAN, ainsi que de nombreuses personnalités, archéologues, enseignants et étudiants étaient présents. 

 (Arevik Parsamyan)
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